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Par geoss le 28 Novembre 2013 à 23:09
En hommages à Monsieur Georges Lautner
Qui nous a quitter il y a quelques jours.
Les Tontons flingueurs est une comédie franco-germano-italienne réalisée par Georges Lautner et dialoguée par Michel Audiard , sortie en 1963.
Adaptation du roman Grisbi or Not Grisbi d'Albert Simonin, c'est le troisième volet d'une trilogie consacrée au truand Max le Menteur qui comprend également Touchez pas au grisbi et Le cave se rebiffe.Générique
Synopsis
Dans le film de Lautner, le personnage récurrent de la trilogie d'Albert Simonin, Max le Menteur, devient Fernand Naudin (incarné par Lino Ventura), un ex-truand reconverti dans le négoce de matériel de travaux publics, à Montauban. Sa petite vie tranquille va basculer lorsque son ami d'enfance, Louis dit le Mexicain, un gangster notoire, de retour à Paris, l'appelle à son chevet…
Celui-ci, mourant, confie à Fernand, avant de s'éteindre, la gestion de ses « affaires » ainsi que l'éducation de sa petite Patricia (Sabine Sinjen), au mécontentement de ses troupes et sous la neutralité bienveillante de Maître Folace (Francis Blanche), son notaire, qui ne s'émeut pas trop de la querelle de succession à venir, pas plus que Jean (Robert Dalban), l'ancien cambrioleur reconverti en majordome.
Fernand Naudin doit affronter les frères Volfoni – Raoul (Bernard Blier) et Paul (Jean Lefebvre) – qui ont des visées sur les affaires du Mexicain, parmi lesquelles un tripot clandestin, une distillerie tout aussi clandestine, une maison close... D'autres « vilains » vont se révéler être très intéressés par la succession, dont Théo et son ami Tomate. Pour se défendre contre ce petit monde, Fernand pourra compter sur Pascal (Venantino Venantini), fidèle première gâchette.Fiche technique
Titre original : Les Tontons flingueurs
Réalisation : Georges Lautner
Scénario : Albert Simonin et Georges Lautner, d'après le roman Grisbi or Not Grisbi d'Albert Simonin
Dialogues : Michel Audiard
Décors : Jean Mandaroux et Jacques d'Ovidio
Photographie : Maurice Fellous
Son : Antoine Archimbaud et Daniel Brisseau
Montage : Michelle David
Musique : Michel Magne pour l'idée de la mélodie et Bernard Gérard, orchestrations et arrangements
Production : Alain Poiré (délégué), Robert Sussfeld et Irénée Leriche
Sociétés de production : Société Nouvelle des Établissements Gaumont, Corona Filmproduktion, Ultra Film et Sicilia Cinematografica
Société de distribution : Gaumont-International
Pays d'origine : France, Italie, Allemagne
Langue originale : français
Format : noir et blanc (Laboratoire GTC) - 1.66 : 1 - Mono (Le Poste parisien) - 35 mm
Genre : comédie
Durée : 109 minutes
Dates de sortie :
Allemagne de l'Ouest : 4 octobre 1963
France : 27 novembre 1963Distribution
Lino Ventura : Fernand Naudin
Bernard Blier : Raoul Volfoni
Francis Blanche : Maître Folace, le notaire de Louis « le Mexicain »
Sabine Sinjen : Patricia, la fille de Louis « le Mexicain » (doublée par Valérie Lagrange)
Claude Rich : Antoine Delafoy, le petit ami de Patricia
Robert Dalban : Jean, le majordome
Jean Lefebvre : Paul Volfoni, le frère de Raoul
Horst Frank : Théo
Venantino Venantini : Pascal (doublé par Charles Millot)
Mac Ronay : Bastien (doublé par André Weber)
Charles Régnier : Tomate
Pierre Bertin : Adolphe Amédée Delafoy, le père d'Antoine
Jacques Dumesnil : Louis « le Mexicain »
Paul Mercey : Henri
Dominique Davray : Madame Mado
Henri Cogan : Freddy
Georges Nojaroff : Vincent
Yves Arcanel: le contre-maître
Charles Lavialle: le chauffeur taxi
Anne Marescot : l'amie de Patricia
Philippe Castelli: le tailleur
Marcel Bernier : Léon
Jean-Pierre Moutier : un jeune homme
Jean Luisi : un tueur à la mitraillette
Jean-Louis Castelli : le photographe du mariage
Béatrice Delfe: une invitée de Patricia
Jean-Michel Derot : un invité de Patricia
Françoise Borio : une invitée de Patricia
Paul Meurisse : un passant distinguéBande Annonce
Production
Scénario
Michel Audiard trouvait la scène de la cuisine inutile et elle faillit bien ne jamais exister. C’est Georges Lautner qui l’a rétablie en hommage à Key Largo, film noir dans lequel on voit des gangsters accoudés à un bar évoquer avec nostalgie le bon temps de la prohibition.
Michel Audiard aurait préféré comme titre le Terminus des prétentieux, expression que l’on retrouve dans une réplique de Raoul Volfoni : « Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban. Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux ! » Mais ses partenaires le jugèrent trop pompeux. Le titre le Terminus des prétentieux apparaîtra en manière de clin d’œil sur un fronton de cinéma dans un film ultérieur de Lautner, Flic ou Voyou.Outre le sel des répliques d'Audiard, l'un des ressorts comiques du film provient des astuces utilisées pour dissimuler la véritable situation à Patricia et à son ami Antoine (Claude Rich), ainsi qu'au père de ce dernier, vice-président du FMI. Combiner au cinéma le comique truculent de la langue verte (l'argot) et l'ambiance d'un roman noir, comme l'était celui d'Albert Simonin, relève de l'impossible. Ainsi, pour faire de Grisbi or not Grisbi cette fameuse comédie hilarante, de grandes libertés ont dû être prises avec l'œuvre originale (notamment par Simonin lui-même puisqu'il a travaillé à l'adaptation cinématographique). Si la trame principale de ce troisième volet des aventures de Max le Menteur est conservée — la succession du Mexicain, la lutte avec les Volfoni —, les personnages de Maître Folace ou de la jeune Patricia et de son fiancé Antoine n'appartiennent qu'au film. Dans le même ordre d'idées, l'affrontement entre Max (Fernand Naudin) et les Volfoni, sanglant dans le roman de Simonin, est traité sous l'angle comique dans le film de Lautner. Mais l'esprit du style rédactionnel, c'est-à-dire un livre entièrement écrit en argot, se retrouve dans les dialogues concoctés par Michel Audiard. Parmi les adaptations de la trilogie simonienne, Touchez pas au grisbi conserve le ton du film noir, tandis que Le Cave se rebiffe a été réalisé dans le même esprit que Les Tontons flingueurs.
Auditions
La Gaumont ne croyait pas au succès du film qui n’était défendu que par Alain Poiré et, pour limiter les risques financiers, s’associa avec d’autres maisons de production. Ceci explique la présence dans la distribution d’acteurs allemands (Sabine Sinjen et Horst Frank) et italiens (Venantino Venantini). Jean Gabin fut un temps pressenti pour tenir le rôle de Fernand Naudin. Il posa cependant de telles exigences (il souhaitait imposer son équipe de techniciens) qu’il ne fut pas retenu, au grand soulagement de Michel Audiard avec qui il était momentanément fâché à l’époque. Le choix se porta un temps sur Paul Meurisse, mais celui-ci déclina le rôle pour raisons de santé. Il apparaît toutefois quelques secondes dans la scène finale. À l'origine, Lino Ventura ne se voyait pas tenir ce rôle du fait de l'aspect comique des personnages, convaincu qu'il ne serait pas crédible dans ce genre de composition.
Tournage
Les dernières scènes du film (mariage-explosion) furent tournées dans et autour de l'église Saint-Germain-de-Charonne, place Saint-Blaise, dans le 20e arrondissement de Paris. Le bowling de la Matène à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), dans lequel a été tournée une scène des Tontons flingueurs, a également servi de décor aux films Monsieur Hire et Jean-Philippe. C'est dans une maison louée par la Gaumont à Rueil-Malmaison qu'eut lieu le 29 avril 1963 le tournage de la célèbre scène de la cuisine, qui se prolongea jusque très tard dans la nuit.
Les acteurs ayant remplacé les boissons neutres du tournage par de vrais alcools, les scènes devinrent de plus en plus réalistes, ce qui explique aussi le nombre de prises de vues nécessaires à cette scène.
Lieux de tournage :
Studios Éclair
Bowling de la Matène, Fontenay-sous-Boishappy birthday
Musique
Georges Lautner n’a utilisé qu’un seul thème musical, réalisé par Michel Magne et interprété dans différents styles musicaux (baroque, rock, valse, etc.), y compris le fameux piano-banjo à chaque bourre-pif de Fernand. Ce thème est restreint aux quatre notes du bourdon de Notre-Dame (dont l'enchaînement n'est pas sans rappeler les premières notes du refrain de Tout va très bien madame la marquise, fox-trot populaire et humoristique) et même la sonate présentée dans le film comme étant de Corelli est l'œuvre de Michel Magne qui s'en est toujours amusé.
Bernard Gérard a orchestré et arrangé bien qu'il ne soit pas porté au crédit du générique.Tamouré
Accueil
Le film eut du succès dans les salles en 1963, sans être un triomphe populaire, puisqu'il attira 3 300 000 spectateurs durant sa sortie sur les grands écrans. Il fut en revanche éreinté par la critique (la mode était plutôt à la Nouvelle Vague), et en particulier par Henry Chapier (« Vous pavoisez haut… mais vous visez bas. »).
La réputation du film n’a fait que croître au fil des années, plusieurs de ses répliques sont passées dans la mémoire collective, il a depuis sa sortie été diffusé dix-sept fois à la télévision et s’est vendu à 250 000 exemplaires lors de sa sortie en DVD en 2002, ce qui en fait ce que l'on nomme un film culte.Dvd
La qualité de réalisation du DVD a été très soignée, entre autres par élimination numérique de l’inévitable tressautement d’image des projecteurs 35 mm. Le même traitement a par la suite été accordé à un autre film, Le Cave se rebiffe. L’opération de colorisation de ces deux longs métrages fut plus discutée, mais reste toujours « réversible » par élimination de la couleur, ce que permettent la plupart des téléviseurs (avec néanmoins une perte de netteté et de tons dans les gris malgré une augmentation artificielle du contraste)
répliques
Mais moi, les dingues, je les soigne. J'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère... J'vais lui montrer qui c'est Raoul. Au quat' coins de Paris qu'on va l'retrouver éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi quand on m'en fait trop, j'correctione plus : j'dynamite, j'disperse, j'ventile !
Chez moi, quand les hommes parlent, les gonzesses se taillent !
Bougez pas ! Les mains sur la table ! Je vous préviens qu'on a la puissance de feu d'un croiseur et des flingues de concours !
Touche pas au Grisbi, salope !
Le piano, c'est l'accordéon du riche.
Les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.
Alors ? Il dort le gros con ? Et bah y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban ! J'vais l'renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux.
C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases !
- Ah, faut reconnaître ! C'est du brutal !
- Vous avez raison... Il est curieux, hein ?
- J'ai connu une Polonaise qui en prenait au petit déjeuner... Faut quand même admettre que c'est plutôt une boisson d'homme.Voilà quinze ans que je vis à la campagne, que je me couche avec le soleil et que je me lève avec les poules.
Écoute, on t'connaît pas mais laisse-nous t'dire que tu t'prépares des nuits blanches,
des migraines... des "nervous break-down" comme on dit de nos jours.J'vais le travailler en férocité, le faire marcher à coup de lattes, à ma pogne j'veux le voir ! Et j'vous promet qu'il demandera pardon, et au garde-à-vous...
Et c'est pour ça que je me permets d'intimer l'ordre à certains salisseurs de mémoire qu'ils feraient mieux de fermer leur claque-merde ! Ah !
Quand le lion est mort les chacals se disputent l'empire.
Patricia mon petit, je voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier. L'homme de la pampa parfois rude reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à te le dire : ton Antoine commence à me les briser menues !
La bave du crapaud n'empêche pas la caravane de passer...
Quand la protection de l'enfance coïncide avec la crise du personnel, faut plus comprendre, faut prier !
J'dis pas que Louis était toujours très social, non, il avait l'esprit de droite. Quand tu parlais augmentation de vacances, il sortait son flingue avant que t'aies fini...
Un monsieur au téléphone. Un appel de Montauban. L'interlocuteur me semble comment dirais-je, un peu rustique. Le genre agricole.
Un petit montage vidéo rien que pour vous
Ref : Wikipédia
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